Le stress du cancer : pourquoi et comment le diminuer ?

Qui n’a pas été stressée un jour de sa vie ? Alors se voir diagnostiquer un cancer, supporter les traitements et toute la logistique qui va avec … Cela peut engendrer beaucoup de stress. Puis une fois que les traitements sont finis, le stress peut perdurer. Stress lié à la peur de la récidive, stress lié à la difficulté de reprendre son travail, stress lié à l’image de soi qui a changé … Que de raisons d’être stressée.

Pourquoi diminuer le stress ?

Le stress peut effectivement être une réaction positive, une réaction qui donne l’énergie d’avancer. C’est une énergie que certaines utilisent dans leur travail, comme par exemple celles qui ont besoin d’être proche de la date limite (voire de l’heure limite) pour s’atteler à un projet.
Mais quand ce stress devient chronique, il peut avoir de mauvaises conséquences. Le stress est démontré comme facteur favorisant des maladies cardio-vasculaires. Il peut également provoquer des douleurs chroniques liées aux tensions musculaires, parfois favoriser des migraines.
Qui ne s’est pas étonnée d’enchaîner plusieurs infections durant le même hiver ? Le stress a une action négative sur l’immunité qui devient reconnue dans les publications scientifiques.
Le stress ne favorise pas le cancer de façon directe, mais certains comportements adoptés lors de situations stressantes, comme continuer de fumer, « se détendre » avec de l’alcool, ou grignoter (et être en surpoids), peuvent eux favoriser la récidive du cancer, ou l’apparition d’un second cancer.
Et puis tout simplement parce que c’est rarement agréable d’être stressée. Lorsque l’on a été malade, il est bien d’autres occupations à privilégier que de se morfondre stressée.

Comment diminuer le stress ?

Mais comment je fais diminuer mon stress, quand la cause est incontrôlable, comme la peur de la récidive par exemple ?
Il existe de nombreuses façons de diminuer le stress, que vous utilisez peut-être déjà, que vous avez peut-être arrêté à cause de la maladie. Je pense par exemple au sport. A reprendre en douceur, avec la permission de vos docteurs (notamment chirurgien, mais également radiothérapeute et chimiothérapeute). Choisissez-vous un sport qui vous plaît. Un qui défoule, un qui détend … Vous avez l’embarras du choix : sur terre, dans l’eau, en pleine nature ou en salle. En demandant à vos docteurs, vous trouverez peut-être même des programmes étudiés spécialement pour votre situation d’après-cancer.
Viennent ensuite les techniques de méditation. Je dis techniques au pluriel, parce qu’il existe différentes techniques, qui ont des points communs, mais également des différences. La méditation MBSR (mindfulness-based stress réduction) est peut-être celle qui a été le mieux étudiée sur le plan médical et notamment cancérologique, mais je voudrais citer également le yoga et la sophrologie. Ces techniques amélioreraient la qualité de vie, l’anxiété chronique et le nombre de dépression dans les suites d’un cancer (j’utilise le conditionnel, chaque technique n’ayant pas été étudiée avec le même soin).
Parfois, quand le stress devient anxiété majeure ou dépression, il est bon de consulter un psychologue et / ou un psychiatre (qui lui peut prescrire des médicaments). Les médicaments peuvent être nécessaires en cas de dépression avérée. Mais dans le cadre du stress « pur », les médicaments comme les benzodiazépines (Xanax, Valium, Lexomil …) ne doivent être qu’une aide très temporaire, du fait du risque important de dépendance.
Et je finis par le plus simple et le plus compliqué à la fois : parler. C’est une action que l’on sait tous faire. Encore faut-il trouver l’interlocuteur. Parfois un conjoint, parfois un ou une amie … Mais lorsque les traitements se terminent, parfois leur soutien se relâche un peu également. Il est néanmoins important de continuer de parler de ce que vous ressentez, pour qu’ils comprennent d’une part, mais aussi parce que parler libère.
Certains utilisent l’écriture, comme dans un journal intime, un blog ou l’écriture d’un livre. C’est se dispenser d’interlocuteur direct. C’est choisir, dans le cas du blog ou du journal « ouvert », des interlocuteurs plus distants, avec qui l’on aura peut-être plus de facilité d’échanger.

Le stress peut-il être un élément positif ?

Finalement, le stress peut-être constructif, lorsqu’il a du sens. Je prends l’exemple du stress au travail. Si vous savez que le stress est pour une « bonne cause », qu’il a du sens, alors il pourra rendre votre travail plus constructif et plus gratifiant. Mais si vous ne savez pas pourquoi vous faites le travail, alors la pression est le plus souvent néfaste, voire destructrice.
C’est pour cela que donner du sens à sa vie peut aider à tolérer le stress. C’est pour cela que j’ai décidé de créer Projets d’Cœur. J’aimerais accompagner des femmes qui font l’expérience du cancer, une expérience stressante s’il en est, et les aider à retrouver une vie quotidienne d’une part, mais à aller plus loin et à révéler puis accomplir ce qui donne du sens à leur vie. Pour que cette expérience du cancer ne soit pas seulement quelque chose de destructeur, mais un événement de votre vie qui vous aura permis de créer du sens !

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